Tu discutes avec ton webdesigner et il ou elle te parle de « landing page », de « CMS », de « SEO »… et tu hoches la tête pour ne pas lui montrer que tu ne captes rien ? Rassure-toi, ce n’est pas à toi de devenir expert·e du web. Mais comprendre les grandes lignes de ce vocabulaire, ça change tout dans ta relation avec la personne qui construit ton site web. Dans cet article, je t’explique plus de 30 termes qu’on utilise au quotidien, simplement, pour que tu ne te sentes plus jamais largué·e face à un·e pro du web. 😊
Le but de cet article n’est pas de te transformer en webdesigner·euse. Ce n’est pas un tutoriel pour que tu fasses ton site web tout·e seul·e. Le but, c’est que tu comprennes les grandes lignes du webdesign et de la création de site web, pour t’en sortir facilement quand tu discutes avec un·e professionnel·le. Ce vocabulaire revient dans presque chaque échange que j’ai avec mes client·es. Le connaître, ça te permet de comprendre les choix qu’on te propose, de poser les bonnes questions, et surtout de ne plus te sentir largué·e devant un devis ou un brief. C’est tout, et c’est déjà beaucoup.
Comprendre ce vocabulaire, c’est reprendre la main sur ton propre projet de création de site web. Et ça commence avant même qu’une seule page ne soit dessinée.
C’est l’étape où on regarde ce que font tes concurrent·es, ou des sites web qui t’inspirent, pour repérer ce qui marche et ce qu’on veut éviter de reproduire. Je le fais pour certains projet. Ça évite de partir dans le mur. Mais selon la prestation que tu sollicites, ça peut aussi très bien être à toi de le faire. Et je te le conseille si tu ne souhaites pas partir du mauvais pied.
Généralement, ça consiste à produire un tableau de comparaison selon les critères qui te semblent importants.
C’est le plan de ton site web, la liste de toutes ses pages organisées entre elles (accueil, à propos, services, contact…). Un peu comme le plan d’une maison avant de poser la première brique : si tu la rates, tu te retrouves avec des pages qui ne mènent nulle part ou un menu à rallonge où personne ne s’y retrouve. C’est une des toutes premières choses qu’on construit ensemble, avant même de parler de couleurs ou de design.
À ce propos, j’ai écrit un article pour apprendre à construire son arborescence.
C’est la phrase qui résume, en quelques mots, ce que tu apportes et pourquoi on devrait te choisir toi plutôt qu’un·e autre. Si ta page d’accueil ne répond pas bien à « qu’est-ce que tu fais et pour qui tu le fais », ta proposition de valeur n’est pas claire ou bien elle n’est pas bien mise en valeur.
Si tu n’arrives pas à résumer ton activité en une phrase, c’est souvent le signe qu’il faut clarifier ton offre avant de clarifier ton site web.
C’est tout ce qui rend la navigation agréable, fluide et logique sur ton site web. Un bon UX, c’est un site web où on trouve l’info qu’on cherche sans réfléchir.
C’est l’apparence concrète de ton site web : les boutons, les couleurs, les polices, la mise en page. L’UX pense le parcours, l’UI l’habille visuellement. Les deux vont toujours ensemble.
Ça veut dire que ton site web s’adapte automatiquement à la taille de l’écran, que ce soit un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Concrètement, les menus se transforment, les colonnes s’empilent, les images se redimensionnent, tout ça sans que tu aies à faire quoi que ce soit. En 2026, plus de la moitié du trafic d’un site web vient du mobile, donc un site internet qui n’est pas responsive, c’est un site à moitié fini.
C’est un modèle de mise en page déjà prêt, qu’on personnalise ensuite avec ton contenu et ton identité visuelle (tes couleurs, tes textes, tes photos). Ça permet de gagner du temps sans repartir d’une page blanche, mais attention : un template mal adapté à ton activité, ça se voit tout de suite. Le vrai travail, c’est de l’ajuster pour qu’il te ressemble, pas de le garder tel quel.
Souvent, quand on crée des sites web complet avec de nombreuses pages, le travail du webdesigner est de construire des templates de pages réutilisables en fonction des besoins. Car repartir d’une page blanche à chaque création de nouvelle page, c’est souvent une perte de temps. Et donc d’argent. 🫣
Littéralement « page d’atterrissage ». C’est une page souvent unique, pensée pour un seul objectif précis (vendre un produit, récolter des inscriptions, engager un premier contact…). La landing page est pensée pour convertir un prospect en client. Et elle répond souvent à des critères assez précis (présentation des caractéristiques, arguments, bénéfices, éléments de réassurance, appel à l’action ou en encore élément de rétention).
Pas de panique, j’ai écrit un article entier à ce sujet.
C’est la toute première section visible en haut de ta page, celle qu’on voit sans avoir à scroller. C’est souvent là que tout se joue : si le hero n’accroche pas, la personne repart. C’est un espace très stratégique dans lequel on ne peut pas faire n’importe quoi.
La bande du haut, présente sur toutes les pages, avec ton logo et ton menu de navigation. C’est la première chose qu’on voit en arrivant sur ton site web. Donc c’est là que les gens cherchent d’instinct comment naviguer ou comment te contacter. Un header trop chargé ou un menu à rallonge, et les visiteur·euses se perdent avant même d’avoir lu ta page d’accueil.
Le bas de page, présent sur toutes les pages aussi, avec les infos pratiques (mentions légales, contact, réseaux sociaux, newsletter…). C’est un peu la roue de secours du site web : quand quelqu’un ne trouve pas ce qu’il cherche en haut, il descend voir en bas. On pense souvent que c’est une zone un peu fourre-tout. Mais en réalité, c’est aussi la dernière section via laquelle tu peux donner une bonne impression.
C’est le bouton ou la phrase qui invite à passer à l’action (« Contactez-moi », « Découvrir l’offre »…). Un site web sans CTA clair, ça peut gâcher une bonne part de ta conversion.
En français, on peut aussi utiliser le terme « Appel à l’action ». Mais la vérité, c’est que tu risques d’entendre beaucoup plus souvent le terme CTA.
C’est la page obligatoire qui indique qui est derrière le site web (identité de l’entreprise, hébergeur, responsable de publication, coordonnées). Ce n’est pas la partie la plus excitante d’un projet, mais ce n’est pas une option : tout site web professionnel doit en avoir une.
Si tu tombes sur un site web qui n’en a pas, pose-toi des questions. Car c’est un très mauvais signal.
Le web design, ce n’est pas de la magie, c’est une mécanique de construction. Derrière chaque site web que tu visites, il y a des outils qui permettent de les construire, de les alimenter ou encore les analyser.
C’est l’outil qui te permet, une fois ton site web en ligne, de mettre à jour toi-même certains contenus (textes, images), sans savoir coder. WordPress en est l’exemple le plus connu, et de loin le plus utilisé au monde. Mais il en existe d’autres. Et selon ton projet, on peut choisir un CMS plutôt qu’un autre. Ou même ne pas en choisir du tout. Mais pour ça, il vaut mieux s’entourer d’une bonne équipe de développement. 😊
C’est l’endroit où vivent tous les fichiers de ton site web, sur un serveur accessible en permanence, un peu comme un logement que tu loues pour que ton site web existe quelque part sur internet. Sans hébergement, ton site web n’existe nulle part, même avec un nom de domaine et un design magnifique. C’est un abonnement à renouveler chaque année, souvent chez le même prestataire que ton nom de domaine.
Moi, par exemple, j’utilise O2switch qui est un hébergeur français et qui propose un service de qualité.
C’est l’adresse de ton site web, du type romaindeschambres.fr. Tu le loues chaque année auprès d’un registraire. Tu ne l’achètes jamais définitivement, ce qui veut dire qu’il faut penser à le renouveler pour ne pas le perdre. Le choix de l’extension (.fr, .com…) et du nom lui-même compte aussi pour ta crédibilité et la facilité avec laquelle on s’en souvient.
C’est une extension qu’on ajoute à ton CMS pour lui donner une fonctionnalité en plus (un formulaire de contact, une boutique en ligne…). Pratique, mais à bien doser : trop de plugins, et ton site web ralentit. C’est le principal problème de WordPress, et aussi sa force. Il existe des dizaines de milliers de plugins qui permettent de personnaliser l’expérience sur ton site web. Mais si on commence à en avoir trop, ça peut devenir compliqué à gérer.
C’est une version « pré-enregistrée » de ton site web, servie plus rapidement aux visiteur et visiteuses plutôt que de tout recalculer à chaque visite. Ça améliore nettement la vitesse de chargement.
Sur WordPress, on va généralement faire appel à des plugins pour administrer les caches de ton site web. Par exemple, j’en utilise un qui s’appelle WP Rocket.
C’est un outil visuel (comme Elementor) qui permet de construire tes pages en glissant-déposant des blocs, sans toucher au code. C’est souvent avec ça que je travaille avec mes client·es en direct. Elementor est le plus populaire chez WordPress, mais il en existe d’autres.
C’est l’art d’écrire des textes qui donnent envie d’agir, pas juste d’informer. Un bon copywriting, c’est la différence entre dire « Nous proposons des services » et dire « On t’aide à lancer ton projet pour te faire gagner du temps et de l’argent ».
La seconde résout un problème. Alors que la première te fait juste dépenser de l’argent. 😊
Sur le web, les besoins en écriture sont très différents d’autres supports. Cela peut donc être intéressant d’acquérir quelques astuces de rédaction web qui sont spécifiques au support numérique. Mais également au marketing.
Ce sont les niveaux de titres qui structurent le contenu d’une page, du plus important (H1) au plus secondaire (H6). Une page ne devrait avoir qu’un seul H1, en général le titre principal, puis des H2 et H3 pour découper le reste en sections lisibles. Mais il est rare d’aller jusqu’au H6. Cette hiérarchie aide autant tes visiteur et visiteuses à s’y retrouver d’un coup d’œil que Google à comprendre l’organisation de ta page.
C’est le mot ou l’expression que les gens tapent dans Google pour trouver un site web comme le tien. Par exemple, quelqu’un qui galère avec son évier tape « plombier [nom de la ville] » dans Google, un mot-clé bien précis. Si ton site web n’utilise jamais ces mots-là, Google a du mal à comprendre que ta page correspond à cette recherche.
Les mots-clés les plus importants, on tente généralement de les inscrire dans les balises titres. Celles dont on parlait juste avant.
C’est l’ensemble des actions qui aident ton site web à apparaître plus haut dans les résultats Google, gratuitement, sans payer de publicité. Ça se joue en partie sur la qualité du contenu, la vitesse du site web, les mots-clés utilisés, les liens qui pointent vers ton site web… Ça prend du temps, souvent plusieurs mois, mais contrairement à la pub, les effets durent si le travail est bien fait. Méfie-toi de qui que ce soit qui te promet la première page de Google en une semaine. C’est très souvent synonyme d’arnaque.
À défaut de te dire quoi faire en SEO, je te dis ce qu’il ne faut pas faire en SEO dans cet article. Et franchement, ça peut t’aider aussi. 😄
C’est l’inverse, tu payes pour apparaître en haut des résultats Google via de la publicité (Google Ads), en te positionnant sur des mots-clés précis. Ça marche vite, souvent dès le lendemain de la mise en ligne de la campagne, mais ça s’arrête aussi vite dès que tu arrêtes de payer. Le SEO et le SEA se complètent bien : l’un construit sur le long terme, l’autre donne un coup de boost immédiat.
On parle de mots-clés longue traîne. Ce sont des recherches très précises et peu concurrentielles (« webdesigner pour boulangerie artisanale » plutôt que simplement « webdesigner »). Ces recherches génèrent moins de trafic individuellement mais c’est plus facile de positionner sur ces mots-clés, et souvent cela attire avec des visiteurs et visiteuses plus qualifié·es.
La bonne astuce, c’est d’identifier ces mots-clés longue traîne avant de rédiger le contenu écrit de ton site web.
C’est le petit texte qui apparaît sous le titre dans les résultats Google. Il ne joue pas directement sur ton classement, mais une bonne meta description donne envie de cliquer plutôt qu’un autre résultat. Il est donc très important de soigner sa rédaction.
C’est la description écrite d’une image, invisible à l’œil mais lue par Google et par les personnes malvoyantes qui utilisent un lecteur d’écran. Trop souvent oublié, alors qu’il compte pour l’accessibilité et le référencement.
N’oublie pas qu’on peut arriver sur ton site via Google Images. Selon ton activité, ça peut être une porte d’entrée très importante.
C’est la dernière partie de l’URL d’une page, celle qui l’identifie précisément (par exemple « /creation-site-web » à la fin de ton URL). C’est important de bien l’écrire avant la mise en ligne de ta page. Car le modifier après coup sans prévoir de redirection, c’est un peu comme déménager sans prévenir La Poste : les gens qui avaient l’ancienne URL en favori tombent sur une erreur.
On ne communique pas seulement avec un site web, on l’intègre dans un écosystème complet dont les objectifs sont clairement définis. Voilà pourquoi ces derniers termes comptent tout autant que les précédents.
C’est raconter ton activité comme une histoire plutôt que comme une liste de prestations : pourquoi tu as commencé, ce qui te motive, ce que tu as vécu et qui te rend légitime. Les gens retiennent une histoire, rarement une liste de services, et ça crée un attachement qu’un simple argumentaire commercial ne crée pas.
Toutes les activités ne sont pas propices à un storytelling poussé. Mais ça peut valoir le coup d’y réfléchir selon les supports.
C’est la construction de ton identité de marque dans son ensemble : logo, couleurs, typographies, ton de voix, valeurs. Le site web n’est qu’une des pièces du branding. Tu dois aussi penser à ta carte de visite, tes réseaux sociaux, l’enseigne de ta boutique. Même la façon dont tu réponds à un mail en fait partie. Un branding cohérent, c’est ce qui fait qu’on te reconnaît d’un coup d’œil, peu importe où on te croise.
C’est le chemin que suit une personne depuis sa première visite jusqu’à ce qu’elle devienne cliente (contact, achat, inscription…). Comprendre ton tunnel de conversion, c’est comprendre où les gens abandonnent en route, et pourquoi.
Et si tu comprends ça, tu vas pouvoir rapidement régler les freins que rencontrent ta cible.
Non, pas du tout. C’est ton webdesigner qui doit maîtriser tout ça, pas toi. Mais en connaître les bases t’aide à mieux échanger et à ne pas te faire avoir.
Pas toujours en effet. Ce sont des termes assez standards dans ces métiers. Cela dit, certain·es professionnel·les utilisent des variantes. Ou des termes qui ont des définitions beaucoup plus précises.
Les deux circulent, souvent mélangés (on dit « faire un benchmark » en anglais. Mais « texte alternatif » plutôt qu' »alt text »). Ne t’inquiète pas si tu retiens la version qui te parle le plus. Mais je dois avouer que le vocabulaire du web est rempli d’anglicisme. Mieux vaut s’y faire dès maintenant. 😊
Tu n’as pas besoin de tout retenir par cœur, et encore moins de savoir tout faire toi-même. Le but, c’est surtout que la prochaine fois qu’on te parle de landing page ou de SEO, tu comprennes de quoi il s’agit, et que tu puisses échanger sereinement avec la personne qui construit ton site web. Si un terme te manque ou qu’un truc reste flou, dis-le-moi, ce glossaire est fait pour évoluer.
Et si tu veux qu’on avance ensemble sur ton propre projet web, je te promets que tu pourras me demander de t’expliquer tous les termes bizarres qui sortiront de ma bouche. ✌️