Construire une bonne arborescence pour ton site web

Quand tu prépares un site web, tu penses peut-être tout de suite au design, aux couleurs, aux photos… Mais si tu veux un site qui fonctionne (qui convertit, qui rassure, qui donne envie de continuer à lire), tu dois d’abord poser les fondations : ton arborescence.

L’arborescence, c’est l’architecture de ton site web, la façon dont les pages s’organisent et la manière dont on passe de l’une à l’autre.

C’est ce qui garantit des pages claires, un contenu bien placé et une navigation fluide.

Sans elle, ton site web finit comme un garage mal rangé : tout est là… quelque part. Mais impossible de retrouver ce qu’il y a dans ce carton 🤔

La bonne nouvelle ?

C’est que je vais t’aider à créer une arborescence simple, propre et efficace. Et tout ça sans être expert·e en UX Design.

Pourquoi on a besoin d’une arborescence claire ?

Il n’y a rien de pire que d’arriver sur un site web où l’on ne comprend ni le sujet ni comment naviguer. Avant de dire pourquoi tu as besoin d’une arborescence claire, il faut comprendre ce qu’une mauvaise arborescence entraîne : des problèmes de référencement SEO, des difficultés à trouver une information simple, et souvent une frustration qui fait quitter ton internaute.

Alors qu’une bonne arborescence, c’est :

  • Une navigation facilitée et donc une expérience web satisfaisante
  • L’amélioration du référencement en utilisant les bons mots-clés
  • Une structure efficace qui permet de faire évoluer le site naturellement

Et oui, une arborescence a aussi un impact direct sur le SEO. Elle garantit que chaque page traite d’un sujet précis qui intéresse les internautes, et qu’elle s’intègre dans un maillage interne clair. Autant d’éléments appréciés par Google (et tous les moteurs de recherche).

4 étapes pour définir l’arborescence de ton site web

Tu l’as compris : impossible de sauter des étapes sans prendre le risque de créer un site qui ne convertit pas ou dont les contenus ne sont pas adaptés au SEO. Et refaire ensuite le travail serait une perte de temps et d’énergie.

En pratique, prévois 1 à 2 heures selon ton projet et selon que tu as déjà réfléchi au sujet.

  • Identifier tes besoins (et ceux des personnes qui visitent ton site web)
  • Lister ton contenu (le contenu existant et celui qui reste à créer)
  • Structurer ton plan de site web
  • Nommer tes pages

Avant de poser la moindre page web, tu dois comprendre ce que ton site web doit accomplir.

1 • On commence par identifier tes besoins

Avant de poser la moindre page web, tu dois comprendre ce que ton site doit accomplir. Idéalement, une petite étude marketing serait parfaite, mais si tu lis cet article, c’est sûrement que tu manques de temps. Alors on va aller à l’essentiel.

Quels sont les objectifs de ton site web ?

Choisis-en un. Deux maximum.

  • Trouver des clients ?
  • Augmenter les demandes de devis ?
  • Montrer ton expertise ?
  • Vendre tes services ou prestations ?
  • Améliorer la vente d’un service en particulier ?
  • Augmenter les inscriptions à ta newsletter ?
  • Réduire les demandes d’infos par téléphone ?

Qui va utiliser ton site web ?

Concentre-toi sur ta cible principale. Inutile de vouloir parler à tout le monde.

  • Des particuliers ?
  • Des pros ?
  • Des personnes pressées ?
  • Des personnes peu à l’aise avec le numérique ?
  • Une clientèle locale ? nationale ?

2 • On liste ton contenu

On fait un état des lieux de ce que tu as déjà. Si tu as déjà un site web et que tu prévois une refonte, ça peut aller plus vite… ou pas. Car il faut décider ce qu’on garde, ce qu’on retire et ce qu’on optimise. L’avantage, c’est que tu peux analyser tes données actuelles et comprendre ce qui fonctionne ou non.

Si tu pars de zéro, c’est le moment de rassembler tout ce que tu as : bio, flyers, descriptions de services, photos, visuels…

En résumé, ça peut être :

  • ta bio ou ta présentation et celle de ton équipe
  • tes prestations
  • tes tarifs
  • une FAQ (toujours efficace pour le référencement)
  • des visuels
  • des témoignages
  • des actualités
  • une galerie de photos…

Je sais que ce n’est pas évident de savoir le contenu qu’il faut créer quand on ne visualise pas encore l’organisation du futur site web. C’est normal. L’étape suivante devrait justement clarifier tout ça.

3 • On structure ton plan de site (la partie la plus importante)

C’est ici que tout se joue. Une arborescence, ce n’est pas juste une liste de pages mises à la suite. On va préciser les contenus attendus pour chacune d’entre elles.

Premièrement, on commence par organiser les pages en sections avec des titres clairs pour chacune de ces sections. Sinon, on se retrouve avec un joyeux mélange sans objectif clair. et ce n’est pas ce qu’on veut.

Chacune des sections de ta page doit avoir une intention. Si ce n’est pas le cas, peut-être que certains contenus n’ont pas d’intérêts et nuisent potentiellement à tes objectifs.

Et pour t’aider à structurer tes pages, je recommande souvent à mes étudiant·es un article d’un confrère en SEO qui explique très bien comment construire une page de vente. En réalité, on peut appliquer cette logique à la plupart des pages d’un site.

La plupart de tes pages devraient inclure les caractéristiques de ton produit, les avantages, le bénéfice principal pour ta clientèle, des éléments de réassurance (comme des avis), un ou plusieurs appels à l’action et un élément de rétention.

J’y reviendrai en détail dans un autre article.

geoffrey-royer.com

« Écrire une bonne page de service avec la méthode CABRAR » est un article à retrouver sur le blog de Geoffrey Royer, spécialiste du référencement SEO.

Mais pour qu’une structure soit efficace, j’ai besoin d’avoir un maximum de détails :

  • le détail de tous les titres H1, H2, H3… (pour vérifier la cohérence SEO)
  • les emplacements des visuels (illustrations, photos, icônes)
  • la position des liens internes et externes
  • le décompte du nombre de caractères (pour anticiper les espaces nécessaires et éviter de caser 1500 caractères dans une zone minuscule)

Pour te projeter, j’ai fait une capture d’écran d’une arborescence détaillée. Et dès que j’ai le temps, j’ajouterai une courte vidéo explicative. C’est en projet. 😉

capture d'écran d'une arborescence réalisée sur figjam
capture d'écran d'une arborescence réalisée sur Figjam

Si tu sens tes neurones chauffer pour comprendre ta navigation, c’est que quelque chose cloche.

4 • Donne des noms de pages clairs (et surtout stratégiques)

Tu as peut-être déjà commencé à y réfléchir. Mais il est important de rappeler que les noms de pages ne se choisissent pas au hasard. Tu vas même voir qu’on peut utiliser deux noms différents :

  • un titre de page pour la navigation visible,
  • et un autre titre pour le référencement SEO.

Oui, c’est possible.

Un titre pour améliorer la navigation web

Ici, on privilégie des noms simples, lisibles et courts. Si tu sens tes neurones chauffer pour comprendre ta navigation, c’est que quelque chose cloche.

OK pour la simplicité de lecture, mais il existe des dizaines de façons de nommer une page. Crois-moi.

Par exemple, pour une page « À propos”, on pourrait aussi dire : Qui sommes-nous, mon histoire, nos débuts, notre mission, pourquoi nous, pourquoi travailler avec nous, ma philosophie (et non, ce n’est pas une ref à Amel Bent 🫣).

À toi d’adapter le ton : décontracté, sérieux, chaleureux, institutionnel… La manière de nommer tes pages influence le ressenti de tes visiteurs et visiteuses.

Un titre pour améliorer ton référencement SEO

Le titre visible dans la navigation n’est pas forcément le vrai titre de la page, celui de la balise H1, qui lui, a un poids énorme pour ton référencement naturel.

Dans ce cas, on privilégie la précision et la pertinence par rapport au sujet traité.

Choisir les bons mots-clés ne suffit pas toujours : il faut aussi s’adapter au vocabulaire utilisé par les internautes. Ce qu’ils tapent dans Google n’est pas forcément ce que toi, professionnel·le de ton secteur, tu écrirais spontanément.

Pense alors à bien te mettre à la place de ta cible et des termes qu’elle est susceptible d’utiliser lors de sa recherche.

Et enfin, selon ton activité, intégrer des mots-clés locaux peut être pertinent. Que ce soit dans le titre H1 ou dans les titres secondaires. L’objectif, c’est de mieux ressortir dans les recherches locales.

Quelques exemples de noms de page optimisés :

  • Mon restaurant végétarien à Tours
  • Ma brasserie locale et artisanale à Amboise près de Tours
  • Mon food-truck crêperie à Tours et en Touraine

Oui oui oui, je fais encore une fixette sur la bouffe 😋. Mais tu peux appliquer la même logique à ta propre activité. Évidemment.

Étape bonus : on se met à la place des internautes

Avant de valider ton arborescence, relis-la en cherchant les termes trop techniques ( tu as quand même le droit d’être technique aussi par moment) et les éventuels blocages dans la navigation. L’idéal est de faire tester à quelques personnes. Et ajuster en fonction.

Et rappelle-toi toujours l’objectif principal de ton site web. C’est le bon moment de vérifier si un ou une internaute peut facilement remplir l’objectif principal que tu as défini en étape 1.

Si ton but est de mettre en avant un service spécifique et d’augmenter la prise de contact, refais le parcours utilisateur en te demandant si tout est clair et évident.

Conclusion : ton arborescence, c’est la base de ton site web

Un site web sans arborescence claire, c’est prendre le risque de perdre tes internautes, de manquer de clarté et de te priver d’un levier important pour ton référencement SEO.

Alors on résume ce qu’une arborescence fluide et bien construite peut t’apporter :

  • un contenu mieux organisé,
  • une meilleure expérience d’utilisation avec un site web fluide,
  • un meilleur référencement SEO,
  • et un·e prestataire (si tu délègues) qui comprendra beaucoup mieux tes besoins.

Et si tu veux être accompagné·e là-dessus, c’est littéralement l’un des points forts de mon métier. Ensemble, on pourra mettre en place une stratégie efficace pour développer ton activité.

Un doc pour te guider dans ton projet, ça t'intéresse ?

Un article de blog pour te guider, c’est sympa. Mais un document clair qui te guide pas à pas, ça serait encore mieux, non ?

Ça tombe bien car je prépare un guide pour t’aider à définir clairement :

  • tes objectifs,
  • tes besoins,
  • ton budget,
  • et à structurer ton contenu.

La V1 sera prête, je l’espère, d’ici décembre 2025. Ou plutôt janvier 2026 🫣


Si tu veux être tenu·e au courant, laisse ton mail ici 👇